• Barrios Latinos

ALBUM(S) DE FÉVRIER

Mis à jour : avr. 20

L’ALBUM DE CAMILLE - « Chico Chico & João Mantuano », Chico Chico, João Mantuano (26 février 2021)


Premier album pour le duo Chico Chico et João Mantuano, sorti le 26 février ! C’est le fruit de longues années de travail, de musique et d’amitié. Les jeunes musiciens sont déjà bien connus de la scène carioca. On peut les voir jouer pour des petits lives acoustiques dans le quartier de Santa Teresa, à Rio. Ici, ils sont accompagnés des meilleurs : Miguel Dias à la basse, Pedro Fonseca, pianiste de génie, aux claviers et Lucas Videla aux percussions. Tous ont contribué aux arrangements, à la composition et à la production de l’album, enregistré dans les studios Toca do Bandido. La bande concrétise aujourd’hui ces années d’amour partagé de la musique en un album aux consonances rock, jazz, funk, pop et groove. Ce petit ovni inclassable mêle des rythmes cassés, des guitares électriques, le clavier fou de Pedro Fonseca, des brins de musique électronique et les voix puissantes de João Mantuano et de Chico Chico. « C’est comme si Frank Zappa avait fait un gosse avec une artiste culte de la MPB », peut-on lire parmi les premières réactions relayées par les musiciens.


Cette sortie suit de près l’album de Chico Chico et Francisco Gil, « Onde ? », sorti en décembre 2020, et le single « Gatos Pingados », hommage de Chico Chico au carnaval qui n’est pas sorti dans les rues cette année. A coup sûr les meilleurs musiciens de la scène actuelle à Rio : on les garde à l’œil !


Mon titre préféré est dans la playlist de la semaine 😉





L’ALBUM D’INES - « Tempera Mental », Onda Vaga


En plus du merveilleux album de Chico Chico & João Mantuano, le 26 février a vu la sortie du 6ème album d’Onda Vaga, Témpera Mental, enregistré et produit à Córdoba entre 2018 et 2020. Le groupe argentino-uruguayen poursuit son bout de chemin dans l’indie latino avec ce nouvel album fidèle à leur style singulier. Toujours acoustiques, toujours avec des instruments traditionnels (cajón préuvien, cuatro vénézuelien, guitare criolla…) et toujours en coeur ! Mais je ne me vais pas me risquer à davantage les définir, le mélange des genres est total : rock, folk, cumbia, rumba… tout y passe !


Depuis 2007, les cinq membres du groupe (Tomás Gaggero, Marcelo Blanco, Nacho Rodríguez, Germán Cohen et Marcos Orellana) continuent de prouver que le succès peut se construire à l’écart du mainstream et des radios et médias traditionnels. Un peu à la manière de Perotá Chingó avec qui ils ont d’ailleurs collaboré sur l’album Nuestras Canciones et la chanson El Curruco (une de mes favorites, fonce écouter !). Succès critique et commercial, Onda Vaga a déjà pu profiter de nombreux festivals (Lollapalooza, 2014), nominations (Premios Gardel, 2014) et tournées internationales. Ils ont même partagé la scène de Ringo Starr en 2015 lors du festival Movistar Free Music, cette classe!


Mention spéciale pour Adivinador et Chiki Riki, gros coups de cœur !





L’ALBUM D’ELISE - « Ostriconi », Yeahman


Pour ce choix je dois avouer qu’il y a eu un peu de triche étant donné qu’Ostriconi, le premier LP de Yeahman est sorti deux jours avant le début du mois de Février. Mais comment résister à cette petite douceur qui représente parfaitement pour moi l’idée de départ de la création de Barrios Latinos : comprendre les influences musicales entre ce vaste continent qu’est l’Amérique du Sud et la France.

Le toulousain Jean Dasso, qui a déjà marqué son intérêt pour les sonorités latino-américaines avec son premier EP « Transborda » paru sur le label Frente Bolivarista, nous emmène en itinérance au cœur de la forêt, qu’elle soit corse (comme la vallée dont l’album porte le nom), péruvienne (avec la reprise de la fameuse cumbia Cariñito), ou nigérienne (Omar Zidia sur Ouloullou).

En mêlant habilement musique organique (charango, kora, et percussions répondent à l’appel), et synthétique (ne ratez pas les petits cris d’oiseaux), Yeahman nous propose un album entre folktronica, cumbia, et global bass. En invitant des artistes français (Mina Shankha), portugais (Aluna Project), nigériens (Omar Zidia), ou anglais (l’incontournable El Búho) cet album nous montre une fois de plus ce que nous avons à gagner en mélant nos cultures et ses rythmes. Sur ce, jah bless et bonne écoute !


Et le bonus vie : GLI-F4 marche étonnamment bien avec le simple d’Always on time de Ja Rule pour les nostalgiques)





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